Dieu et la NRF: 1909-1949 José Cabanis

ISBN: 9782070737994

Published: 1994

Paperback

311 pages


Description

Dieu et la NRF: 1909-1949  by  José Cabanis

Dieu et la NRF: 1909-1949 by José Cabanis
1994 | Paperback | PDF, EPUB, FB2, DjVu, AUDIO, mp3, ZIP | 311 pages | ISBN: 9782070737994 | 5.17 Mb

André Bourgeois écrit : Chronologiquement il sagit du premier volume écrit par José Cabanis concernant la NRF. Dieu à la NRF, cest dabord Alain Fournier sur un strapontin et surtout la polémique autour de la mort de son beau frère, JacquesMoreAndré Bourgeois écrit : Chronologiquement il sagit du premier volume écrit par José Cabanis concernant la NRF.

Dieu à la NRF, cest dabord Alain Fournier sur un strapontin et surtout la polémique autour de la mort de son beau frère, Jacques Rivière incroyant, entre sa femme et Claudel, rôdeurs des pompes funèbres, receveurs de derniers souffles, de râles de moribonds, prêts à reconnaître la présence de Dieu dans le dernier crachat dun tuberculeux pourvu que cela leur permette dannexer un croyant. Gide et Martin protestèrent puis se détournèrent du clan des fous. En passant Cabanis relève lattirance chaude de la bigote pour Jacques Copeau, le croyant confit dans les jupons.

Bien commode religion que celle des catholiques où Dieu sil interdit tout, pardonne tout. Risible évidemment, ce Dieu de la NRF ne fait, dès les premières pages, pas très sérieux. Je note au passage combien ma toujours semblé futile, frivole, ce lien entre la croyance et lincroyance et la chair, comme sil ne tenait quau désir de pouvoir forniquer librement de ne pas croire en Dieu ! Cest bien là encore une préoccupation de croyants et de bigots de lEglise. Henry dAngleterre rompt avec Rome pour une affaire de femmes, Luther ... On pourrait en faire une litanie : linterdit du cul et la naissance de lincroyance chez les bigots.

Il est vrai que lorsque nous les prenons la main dans le sac, je veux dire dans la culotte, nous rions, cest quils sont prisonniers de la cellule dans laquelle ils ont essayé de nous enfermer. José Cabanis ne sen étonne pas ayant lui même connu cette situation. Une des figures de Dieu à la NRF, cest Claudel. Cabanis nous rapporte quil arriva à Gide de le comparer à un marteau-pilon, limage ne semble pas être trop forte, avec Claudel on entre dans la sottise religieuse dans toute son emphase et dans toute son intolérance, ici le mot est encore trop faible.

José Cabanis nous suggère que cette arrogance retrouvée des catholiques de lentre deux guerres tenait à la satisfaction étonnée davoir passé le cap de la foi dans le progrès. Aux frontières de la NRF il y a les convertis, Ghéon, Du Bos, Claudel, dans la main dun autre converti, religieux celui-là et intolérant dans lâme. Absence de charité chez ces gens, jai connu leurs héritiers, catholiques des années soixante, bigots rancis, pas plus charitables pour la plupart avec, égarés, quelques braves gens. Ghéon et Gide cest également le lieutenant Dupouey.

Cabanis qualifie justement de littérature de patronage les écrits de Dupouey. Je me souviens de mon accablement le jour où jeus entre les mains lédition de cette correspondance. Littérature de bons mauvais sentiments, au moins Dupouey comme Péguy, est mort de ses idées, il ne sest pas contenté comme dautres grands patriotes à la Barrès, denvoyer les autres à la boucherie. Ghéon, homme de Dieu reste à la porte de la NRF qui était pourtant sa maison, Larbaud, lui, y entre et y reste, cest que son Dieu est discret et tout sourire, il ne fait pas de prosélytisme, un Dieu fréquentable quoi en image de donzelles harmonieuses.

Après Larbaud et sa foi souriante, Copeau et ses frasques innombrables partagées avec Gide qui lui même ne cache rien, complices au-delà de la différence de goûts. Le catalogue divin comme celui du Diable qui est son envers, est marqué par la chair. Retiendrait-on autant ces aventures si le christianisme en général et le catholicisme en particulier, nétaient pas si marqués par lintolérance de la chair ? Pour ces gens le lien entre croyance et incroyance passait aussi par là.Dieu à la NRF, nétait-ce pas ce Claudel bardé de certitudes et vomissant ses invectives et ses ordres de bataille, guettant du pas de porte ses prochaines victimes ?

La NRF était athée, comme elle nétait pas patriote, pas communiste, bref, un espace de liberté.



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